« Non » est une des réponses fondamentales censée faire partie intégrante de notre vocabulaire quotidien. Nous sommes constamment amenés à faire des choix dans la vie, dire « Oui » ou « Non » à ce qui se présente à nous. Accepter ou refuser un choix, une proposition, un ordre ou un comportement d’autrui permet de se positionner vis-à-vis d’une autre personne ou d’une offre, d’établir un certain rapport de forces, montrer sa personnalité. Choisir librement, en accord avec soi-même, est un comportement qui peut être considéré comme normal, en théorie. Il paraît souvent presque inaccessible en pratique. Combien de nous peuvent véritablement se permettre ce privilège de libre choix?

Une éducation stricte ou permissive, les parents autoritaires ou tolérants, le degré de confiance en soi peuvent avoir un impact sur la capacité à s’écouter soi-même, à se respecter, à agir et s’exprimer librement. La personne avec une confiance en soi développée qui se sent aimée et acceptée n’hésite pas à dire « Non » à quelqu’un dont le comportement ou les paroles ne correspondent pas à ses valeurs ou dépassent les limites d’acceptable.

Ce « Non » traduit généralement la limite symbolique qui sépare une personnalité d’une autre et empêche l’envahissement d’une par l’autre. La tentative de transgresser cette frontière de l’espace vital d’autrui est fréquente dans toute relation. On teste constamment les limites des autres ainsi que ceux-ci testent nos propres limites. Nous avons tous des valeurs, des tempéraments, des caractères différents, le respect d’autrui n’est pas le même pour tout le monde. La tentation est grande d’appliquer nos principes et valeurs à autrui, mais aussi d’étaler notre personnalité en envahissant l’espace vital de l’autre autant qu’il le permet. Ce dernier est autant responsable des conséquences néfastes que cet envahissement lui cause que l’auteur de celui-ci. Accepter un comportement irrespectueux c’est le gratifier et encourager. Le refuser c’est se respecter et imposer une limite à autrui.

Parfois, le manque de confiance en soi, la peur de déplaire, d’être rejeté, privé d’amour peut empêcher de dire « Non » à la pression d’autrui ou au comportement manquant de respect.

Cependant, plus on accepte un manque de respect, moins on est respecté. Plus la peur de déplaire et d’être abandonné dirige les actes et les paroles, plus il y a de chances de l’être réellement. Ceci entrave davantage le reste de confiance en entraînant dans le cercle infernal.

Comment s’en sortir? Théoriquement la prise de conscience de ce fonctionnement devrait suffire pour inverser la tendance. Mais suffirait-elle à une personne qui manque terriblement de confiance en elle pour commencer à dire « Non » au risque de perdre le peu d’amis qui l’entourent? La prise de conscience, est-elle suffisante pour rendre le changement de comportement automatique et naturel?

Parfois il est difficile de laisser une compréhension conscience de ce phénomène vaincre le sentiment de peur irrationnelle qui persiste malgré toute logique. Les racines de cette peur et du manque de confiance en soi sont profondes. L’approche rationnelle n’y peut rien. La thérapie qui s’adresse à l’inconscient comme l’hypnose est plus appropriée. Grâce à l’hypnose la confiance en soi augmente, ainsi que le sentiment de sa propre valeur, alors que les peurs s’estompent. Il devient naturel et facile de se positionner et d’imposer son choix aussi bien par le biais d’une communication non-verbale que par la parole.

Anna IOURENKOVA, Hypnothérapeute diplômée, Nice

http://www.hypno-thérapie.fr

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